Il est important pour ne pas apporter de graphite gênant sur la toile, de réaliser le dessin avec un crayon aquarellable qui permet, lorsque vous peindrez la première couche de peinture, de diluer à son avantage le trait. Sinon cela pose problème sur des tons chaires notamment où le trait au crayon est souvent indispensable.

En effet, rien de plus énervant de retrouver le trait de crayon gris sous la peinture, malgré le nombre de couche de peinture superposée.

Effectuer un jus maigre :

Il est CAPITAL de bien respecter cette règle d’OR : GRAS SUR MAIGRE !
C’est à dire clairement, la couche de dessus doit être plus grasse en huile que la couche de dessous. En effet si vous ne respectez pas ce théorème, vous aurez par la suite des problèmes chimiques au cours du temps . N’oublions pas que la peinture c’est aussi de la chimie !

Pour cette raison, nous réalisons un premier jus (essence de térébenthine + pigments) qui permettra de valider votre dessin au crayon aquarellable avec des premières couleurs. Profitez de cette étape qui est une ébauche de couleur pour tester vos effets de contrastes et jeux de couleurs.

Les différentes couches :

Contrairement à l’idée reçue que l’on peut corriger les erreurs en recouvrant une couche successive de peinture, la peinture à l’huile ne demande pas énormément de couches de pigments. En générale 2 ou 3 couches suffisent !
Il est conseillé de commencer par les tons les plus sombres et terminer par les clairs mais ce n’est pas une obligation.

En effet, avec des pigments blancs en sous-couche, il sera difficile d’appliquer par la suite une couche foncée sur celle-ci, les pigments blancs seront souvent visibles ( à moins que cela soit l’effet désiré !). Donc attention de bien veiller à soigner la première couche grasse qui donnera une base indispensable au bon rendu du tableau.

La « première vrai couche », après le jus, demande d’incorporer un médium qui apportera au fur et à mesure de l’huile supplémentaire pour respecter la fameuse règle Gras sur maigre.

La composition du médium à peindre :

Ce médium est composé d’huile de lin (généralement), d’essence de thérébentine et pour plus d’onctuosité, de la standolie (huile portée à ébullition apportant un côté pâteux et onctueux). Les proportions sont de 1/3 de volume chacun.

Le vernissage :

Une fois l’oeuvre terminée, nous pourrons le vernir. Après quelques jours de séchage, appliquer un vernis à retoucher en aérosol. Cette couche de vernis permettra non seulement de préserver le tableau mais aussi de corriger des différences de gras sur certains endroits afin d’unifier le rendu par un reflet homogène.

Il est possible de vernir le tableau avec un vernis à peindre mais cela demande un séchage beaucoup plus long (plusieurs longues semaines, voir des mois) et cela est définitif.

exemple de première couche :

Comme nous le disions dans la leçon n°3 , la « première vraie couche », après le jus, demande d’incorporer un médium (de l’huile de lin généralement) mais il est très important de ne pas sous estimer cette étape cruciale dans la réalisation du tableau.

Autrement, il faut donner le maximum de contraste possible avec les couleurs exactes dés le départ. C’est une couche où l’on doit passer le plus de temps car c’est la où tout se joue au niveau des volumes et de la construction graphique !

Ne cherchez pas à intégrer de suite les effets de lumière qui viendront bien plus tard en couche finael ( pour le blanc notamment).

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